PSE-École d’économie de Paris et le Centre de Recherche en Économie et Statistique (CREST) s’associent pour assurer le développement de l’Institut des politiques publiques. L’IPP, créé en septembre 2011 dans le cadre du Labex OSE – Ouvrir la Science économique porté par PSE, vise à promouvoir l’analyse et l’évaluation quantitatives des politiques publiques.
« OSE-Ouvrir la Science Economique » porté par PSE-Ecole d’économie de Paris a fait partie début 2011 de la centaine de projets sélectionnés dans le cadre du volet Labex du Grand Emprunt.
Le labex OSE, coordonné par PSE-Ecole d’économie de Paris, associe de nombreux partenaires :
deux UMR (Centre d’économie de la Sorbonne et Paris-Jourdan Science Economiques) ; l’unité « démographique économique » de l’INED ; trois centres de recherche indépendants : le CEPII (Centre d’études prospectives et d’informations internationales), le Cepremap (Centre pour la recherche économique et ses applications), et le J-PAL Europe, filiale européenne du Poverty Action Lab (MIT).

Ce projet est né d’un constat : le paradigme central de la discipline économique, organisé au sens large autour de l’axiome de rationalité individuelle, s’est révélé d’une puissance remarquable ; face à la complexification du monde, ses limites sont cependant de plus en plus évidentes. Le projet « OSE-Ouvrir la Science Économique », se propose de relever les défis adressés au paradigme central de la discipline dans les domaines d’expertise de ses partenaires.
Il s’organise selon trois grands axes méthodologiques :
Ces approches méthodologiques seront déclinées selon les cinq domaines thématiques suivants :
Le programme de formation continue à destination des enseignants s’adresse aux professeurs de sciences économique et sociales des lycées et des classes préparatoires. Le but du programme est d’exposer l’état de la recherche dans un domaine, en montrant à la fois les points sur lesquels s’est établi un consensus dans la profession et les questions qui restent en débat, en insistant sur les méthodes.
Prochaine session: 26 et 27 janvier 2012
En savoir plus: accéder à la page dédiée
1. Quelle est la genèse d’un tel projet ?
Le point de départ scientifique était simple : afin de « secouer » et dépasser l’existant, comment mieux identifier et organiser l’énorme potentiel des chercheurs au sein de PSE et en lien avec d’autres institutions ? Notre idée a véritablement été d’associer l’ensemble des chercheurs qui le souhaitaient à la définition du projet, dans une démarche « bottom-up ». Le travail préparatoire a permis, au sein de groupes de travail thématiques qui se sont réunis plusieurs fois, d’identifier les domaines et les sujets qui apparaissaient les plus prometteurs, et les plus mobilisateurs.
Le travail de synthèse et de priorisation, entre les mains d’une dizaine de responsables, a ensuite permis d’affirmer progressivement les contours d’OSE, en croisant axes méthodologiques et regroupements thématiques. Puis la rédaction du dossier de candidature en a stabilisé le contenu.
2. Quelles sont les premières étapes d’OSE ?
Les premières réalisations sont déjà sur les rails, avec notamment l’Institut des Politiques Publiques ou les formations des professeurs de Sciences Économiques et Sociales (en partenariat avec l’APSES), et celles des journalistes (en lien avec le CELSA).
Les membres de chacun des cinq domaines thématiques doivent ensuite, en 2011-2012, lancer l’activité, qui prendra la forme d’ateliers thématiques. Un élément central se joue alors : cette période de démarrage d’OSE est celle où toute la matière intellectuelle est flexible. Plutôt que la forme classique de séminaires qui permettent des échanges entre collègues autour de leurs propres travaux, l’objectif des ateliers est de faire le point sur les connaissances et les questions ouvertes, en choisissant de concentrer l’attention sur quelques sujets spécifiques.
Le but est bel et bien d’identifier les frontières de la recherche, les directions potentielles des recherches futures, et de déterminer collectivement les directions dans lesquelles il semble pertinent de s’engager, d’attirer de jeunes chercheurs et doctorants, et également les directions dans lesquelles nous ne souhaitons pas inscrire nos propres travaux.
Cette dynamique collective n’est pas si fréquente dans nos métiers : on se situe ici en amont de la production académique et en transversal – deux éléments essentiels pour dépasser tant les effets de mode que des contraintes et blocages trop ancrés. Par exemple, l’un des domaines thématiques a choisi de porter ses efforts sur la protection sociale. Ce sujet se prête particulièrement bien à des analyses empruntant des méthodes à différentes disciplines : juridique, sociologique, économique, démographique... et ce croisement disciplinaire s’inscrit dans une dimension temporelle, celle de l’évolution des institutions de protection sociale ; l’analyse historique est au cœur de la démarche entreprise.
3. Comment mesure-t-on la réussite d’un programme de cette nature ?
L’État, financeur d’OSE, a fixé un point d’étape à 4 ans (sur les 10 au total) où les volets scientifiques et la valorisation et diffusion de ces recherches seront évalués. Mais une part non négligeable du programme est « virtuelle » à ce jour, dans le sens où le renversement des méthodologies, l’inflexion des processus classiques et le nouveau découpage thématique (lié à son agrandissement vers les autres sciences sociales) ont pour seul but de créer des brèches et des dynamiques de recherches inexistantes.
Paradoxalement, il nous faut plus encadrer pour plus créer – être plus proactif pour mieux se laisser surprendre. C’est bien l’originalité et l’exploration de nouveaux champs et mécanismes qui seront les principaux indicateurs de réussite. Rendez-vous dans quelques années !
Friday 18 May 2012
Larry Blume, Cornell University : Network Formation in the Presence of Contagious Risk
Room S17, MSE 106-112 Bd de l’Hôpital 75013 Paris
Campus Jourdan, bâtiment principal, rez-de-chaussée, salle 8 (12h30-13h30)
Christian LEHMAN (PSE, Paris) : Local Economy Effects of Cash Transfers
Monday 21 May 2012
MSE (S18), 106 Bd de l'hopital, Paris 13
Jose Luis Moraga-Gonzalez (Groningen University) : Search Costs, Demand-Side Economies and the Incentives to merge under Bertrand Competition
TEMA-IO
Chiara Tomasi (University of Trento) : Export activities under financial constraints: margins, quantities and prices
Campus Jourdan, bâtiment principal, rez-de-chaussée, salle 10 (17h00-18h30)
Bernard LEBRUN (University of York, Canada) : Revenue-superior variants of the second-price auction
Campus Jourdan, bâtiment principal, rez-de-chaussée, salle 8 (17h30-19h00)
Jane HUMPHRIES (Oxford University) : Childhood and child labour in the British industrial revolution
Tuesday 22 May 2012
Campus Jourdan, bâtiment principal, rez-de-chaussée, salle 8 (12h30-13h30)
Marie-Anne VALFORT (PSE, Paris) : One Muslim is Enough! Evidence from a Field Experiment in France
Co-author(s): Claire Adida & David Laitin
Sciences-Po - 56 rue des saints Pères – 7ème (Salle Goguel) (14h30-16h00)
Gianmarco OTTAVIANO (LSE) : Agglomeration, Trade and Selection
Thursday 7 June 2012
From 7 to 8 June
7-8 juin, Communication and Beliefs Manipulation :
Head office: 48 boulevard Jourdan 75014 Paris France
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