Le débat sur la prise en charge de la dépendance des personnes âgées vient enfin d’être ouvert par le gouvernement. Certes, de nombreuses ambiguïtés doivent être levées, ce problème étant qualifié tantôt de « cinquième risque », tantôt de « cinquième branche », cette seconde interprétation suggère une extension de la sécurité sociale, alors que la première laisse la réflexion ouverte à un système concurrentiel d’assurance. Mais la question du financement ne peut être abordée qu’à travers celle des services apportés aux personnes dépendantes. Actuellement, outre les soins médicaux proprement dits, couverts par les assurances maladies, les services d’aide à la vie quotidienne sont le plus fréquemment apportés par l’entourage familial, notamment féminin. Ce temps consacré aux personnes dépendantes échappe en grande partie aux statistiques, car il fait rarement l’objet d’un échange marchand.
Mais les enquêtes montrent que, pour les personnes « aidantes », il peut représenter une charge lourde, qui parfois entre en conflit avec le travail salarié. Le développement d’un secteur formel de prise en charge, allégeant la charge des aidants familiaux, articulant l’ensemble des services nécessaires des tâches ménagères aux soins hospitaliers, et permettant aux personnes qui le désirent de continuer à vivre à domicile, est de fait un enjeu plus important que le financement des dépenses.
Mais les deux questions sont liées, car deux équilibres sont possibles. Dans le système actuel, l’assurance dépendance reste facultative, et de nombreuses personnes choisissent de ne pas s’assurer :
peut-être par procrastination, assez plausible lorsqu’il s’agit de se projeter dans un futur aussi peu engageant, mais peut-être aussi par insuffisance des services proposés. A quoi bon payer aujourd’hui une prime d’assurance pour recevoir, dans un futur lointain, une rente qui ne donnerait accès qu’à des services de mauvaise qualité ? En revanche, savoir qu’il existera dans le futur des services adéquats peut nourrir une demande d’assurance. Symétriquement, de tels services ne peuvent se développer que si les intervenants du secteur anticipent une demande élevée dans le futur, et surtout une demande solvable, ce qui est justement garanti par une assurance suffisamment répandue.
La politique publique peut intervenir pour favoriser la coordination des anticipations sur le deuxième équilibre. Rendre l’assurance obligatoire semble indispensable ; qu’elle soit publique permettrait en outre de viser un financement plus justement réparti. Le développement, après guerre, de la branche maladie de la sécurité sociale avait pour objectif affiché de susciter une augmentation de l’offre de soins médicaux, en rendant la demande de soins solvable. L’objectif a été atteint, voire dépassé… Saura-t-on transposer ce succès au risque dépendance ?
vendredi 18 mai 2012
Larry Blume, Cornell University : Network Formation in the Presence of Contagious Risk
Room S17, MSE 106-112 Bd de l’Hôpital 75013 Paris
Campus Jourdan, bâtiment principal, rez-de-chaussée, salle 8 (12h30-13h30)
Christian LEHMAN (PSE, Paris) : Local Economy Effects of Cash Transfers
lundi 21 mai 2012
MSE (S18), 106 Bd de l'hopital, Paris 13
Jose Luis Moraga-Gonzalez (Groningen University) : Search Costs, Demand-Side Economies and the Incentives to merge under Bertrand Competition
TEMA-IO
Chiara Tomasi (University of Trento) : Export activities under financial constraints: margins, quantities and prices
Campus Jourdan, bâtiment principal, rez-de-chaussée, salle 10 (17h00-18h30)
Bernard LEBRUN (University of York, Canada) : Revenue-superior variants of the second-price auction
Campus Jourdan, bâtiment principal, rez-de-chaussée, salle 8 (17h30-19h00)
Jane HUMPHRIES (Oxford University) : Childhood and child labour in the British industrial revolution
mardi 22 mai 2012
Campus Jourdan, bâtiment principal, rez-de-chaussée, salle 8 (12h30-13h30)
Marie-Anne VALFORT (PSE, Paris) : One Muslim is Enough! Evidence from a Field Experiment in France
Co-author(s): Claire Adida & David Laitin
Sciences-Po - 56 rue des saints Pères – 7ème (Salle Goguel) (14h30-16h00)
Gianmarco OTTAVIANO (LSE) : Agglomeration, Trade and Selection
jeudi 7 juin 2012
Du 7 au 8 juin
7-8 juin, Communication and Beliefs Manipulation :
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