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Conférence « Petite enfance et mobilité sociale » | 30 mai

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La Chaire Politiques éducatives et mobilité sociale a le plaisir de vous inviter à sa conférence annuelle, le lundi 30 mai 2022, à PSE - École d’économie de Paris (48 bd Jourdan, 75014 Paris). Elle sera consacrée cette année à la petite enfance.

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Conférence « Petite enfance et mobilité sociale »

Inscription à la conférence d’Orazio Attanasio et à la table ronde (obligatoire) via ce lien

30 mai, 14h-15h30 : Conférence par Orazio Attanasio (en anglais)
“Parental beliefs and child development”


Orazio Attanasio est professeur d’économie à l’université de Yale, spécialiste d’économie de l’éducation, en particulier dans le domaine de la petite enfance.

Le développement du jeune enfant dépend pour une large part de l’investissement éducatif parental. A son tour, cet investissement est conditionné par les ressources et les préférences des parents, mais aussi la compréhension qu’ils ont du processus du développement de l’enfant. A partir d’exemples tirés de travaux menés dans plusieurs pays et particulièrement en Inde, Orazio Attanasio montrera comment la recherche permet de proposer des interventions innovantes, en mesurant les erreurs de perception des parents et en les corrigeant au cours d’interactions en groupes d’enfants et de parents.

30 mai, 16h-18h : Table ronde
« Education et petite enfance : entre universalisme et ciblage social, comment assurer l’accès de tous les enfants à une éducation de qualité ? »


Avec la participation de Carlo Barone (professeur à Sciences Po), Pauline Domingo (Directrice du département enfance, jeunesse, parentalité à la Caisse nationale des allocations familiales), Marc Gurgand (directeur de recherche CNRS et Professeur titulaire d’une chaire à PSE), Mayalen Iron (directrice de projet 1000 premiers jours de l’enfant au Ministère des solidarités et de la santé), Fabienne Rosenwald (directrice de la DEPP - Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance - au ministère de l’Éducation nationale) et Dominique Senequier (présidente d’Ardian). La table ronde sera animée par Gurvan Le Guellec, journaliste à l’Obs.

Le principe fait consensus : investir pour le développement de l’enfant dès la petite enfance constitue l’un des meilleurs leviers pour réduire la transmission des inégalités sociales entre générations. Encore faut-il que l’accès à cet investissement ne soit pas lui-même inégalitaire. En France en 2018, 45% des familles d’enfants de moins de 3 ans recouraient à un mode d’accueil formel, alors qu’elles n’étaient que 19% pour les familles en vivant sous le seuil de pauvreté (données de la Cnaf).

Face à ce constat, une proposition forte consiste à développer une offre universelle de socialisation dans un mode d’accueil formel, accessible à tous les enfants de plus de six mois pendant quatre demi-journées par semaine (Synthèse du séminaire « Premiers pas. Développements du jeune enfant et politique publique », octobre 2021). Quels effets peut-on attendre d’une telle mesure sur le développement des enfants et la réduction des inégalités sociales ? L’accent sur l’offre n’occulte-t-il pas la faiblesse de la demande de la part des familles défavorisées ? Le développement d’une politique universaliste ne risque-t-il pas de se faire au détriment d’actions plus ciblées nécessaires pour atteindre ces familles ?