Paris School of Economics - École d'Économie de Paris

La science économique au service de la société

n°25 - La lettre PSE - mars 2016

TRIBUNE - Agnès Bénassy-Quéré - Quelle union budgétaire pour la zone Euro ?

INVITÉ - Matthew Jackson : « Chaque fois que l’on cherche à comprendre les modalités des interactions humaines, il s’agit d’une problématique de réseaux »

PARCOURS - Hélène Blake, de la recherche au Trésor

TRIBUNE - Christian Thimann - Changement climatique, entreprises et investisseurs : mieux informer des risques qui pèsent sur la stabilité financière

FOCUS - Études et évaluations : géographie des projets

MASTERS - APE et ETE ne font désormais plus qu’un !


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TRIBUNE Agnès Bénassy-Quéré - Quelle union budgétaire pour la zone Euro ?

Membre associé à PSE, professeur à l’Université Paris 1, présidente-déléguée du CAE

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L’union monétaire s’est faite en 1999 sans rien changer à l’organisation politique et économique de l’Union européenne. En particulier, la politique budgétaire et la surveillance des banques sont demeurées la responsabilité exclusive des États. Ces derniers se sont simplement engagés à respecter une règle de discipline budgétaire – le Pacte de stabilité – afin de protéger l’Union d’une crise financière provoquée par une insolvabilité budgétaire. La crise de la zone euro a démontré l’inadéquation de cette architecture. Le Pacte de stabilité n’a pas été respecté en Grèce. Dans d’autres pays, le respect du Pacte n’a pas empêché la crise financière et budgétaire, révélant la toxicité des liens étroits entre les États et « leurs » banques. Enfin, l’ensemble de la zone euro souffre aujourd’hui d’un déficit de demande, sans que la BCE ne parvienne seule à résoudre le problème. Il faudrait l’épauler par une politique budgétaire active, mais la zone euro n’a pas d’instrument pour cela.

Les réformes opérées depuis 2010, en particulier la création du Mécanisme européen de stabilité pour prêter aux pays en crise et le transfert au niveau de la zone euro de la surveillance des banques, ont contribué à « normaliser » cet objet étrange qu’est la zone euro - une monnaie sans État - par rapport aux fédérations existantes (États-Unis, Canada, Allemagne, etc.). Dans les pays fédéraux, toutefois, les entités locales (états, provinces, régions, Länder, ...) appliquent des règles budgétaires beaucoup plus simples et strictes que le Pacte de stabilité européen. Ceci est compensé par un budget fédéral substantiel dont une des tâches est de stabiliser l’économie : soutenir l’activité en période de crise et redresser les finances publiques en période de reprise. Rien de tel dans la zone euro où la stabilisation budgétaire continue d’être la responsabilité exclusive des États membres. Il en résulte des règles budgétaires de plus en plus compliquées puisqu’il faut combiner, au niveau de chaque pays, la discipline budgétaire avec un volant de stabilisation.

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Si les chances sont minces qu’un vrai budget soit mis en place au niveau de la zone euro dans les années qui viennent, on peut réfléchir à un fonds d’indemnisation du chômage qui permettrait, en période de forte hausse du chômage dans un ou plusieurs États-membres, d’allonger transitoirement la durée d’indemnisation, comme c’est le cas aux États-Unis. Un tel système soutiendrait les revenus dans les pays en crise (contre une contribution quand ça va mieux) et marquerait le début d’une solidarité entre travailleurs européens. Les transferts seraient temporaires par construction, calés sur la variation du taux de chômage et non son niveau. En les concentrant sur l’indemnisation du chômage en période difficile, on maximise les chances d’un effet multiplicateur élevé et on minimise les risques liés à l’aléa moral. Aux États-Unis, les transferts fédéraux ont représenté jusqu’à 0,5% du PIB en 2010, la durée d’indemnisation étant allongée jusqu’à 99 semaines, contre 26 en temps normal (1). Une assurance chômage européenne pourrait être conçue dans un premier temps sur la base d’un traité inter-gouvernemental (donc sans changement de traité européen), comme pour le Mécanisme européen de stabilité. Elle serait activée selon des règles automatiques, ce qui limiterait les problèmes de gouvernance et maximiserait l’effet de stabilisation macroéconomique. Certes, un tel projet exigerait une certaine convergence des marchés du travail, pour éviter qu’un même choc ne provoque une hausse du chômage dans un pays et une baisse des salaires dans un autre. Cependant, convergence ne veut pas dire harmonisation. L’essentiel est d’éliminer les effets d’une trop forte dualité du marché du travail, d’encadrer le niveau du salaire minimum par rapport au salaire médian, de définir une couverture minimale de l’assurance chômage. La solution alternative est de coordonner les politiques budgétaires nationales dans les périodes exceptionnelles, bonnes ou mauvaises, de manière à « mimer » ce que ferait un gouvernement fédéral dans de telles circonstances. Mais on se heurte alors aux souverainetés nationales. Paradoxalement, une solution « fédérale » est peut-être plus acceptable qu’une coordination des instruments nationaux.

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(1) Voir Paul Berenberg-Gossler, Focus CAE n°011-2016, mars 2016.
Autres références : voir la Note du CAE n°29, « Quelle union budgétaire pour la zone euro », Agnès Bénassy-Quéré, Xavier Ragot et Guntram Wolff, février 2016
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Portrait réalisé par Vincent Baillais - 2015 (http://vincentbaillais.com/)


INVITÉ - Matthew Jackson : « Chaque fois que l’on cherche à comprendre les modalités des interactions humaines, il s’agit d’une problématique de réseaux »

Comment en êtes-vous venu à étudier les réseaux sociaux ?
Un peu par hasard : courant 1993, Asher Wolinsky et moi-même avons commencé à nous demander comment le pouvoir pouvait être mesuré et modélisé. Nous avons parcouru la littérature sociologique à-propos du pouvoir, de l’influence et de la manière dont la position d’un individu au sein d’un réseau compte. Nous avons eu ensuite recours à la théorie des jeux afin d’analyser la formation des réseaux dans une perspective économique : quels réseaux ont le plus de probabilité de se former lorsque les individus choisissent eux-mêmes les relations qu’ils entretiennent ? Ceux-ci peuvent être des réseaux d’amitiés, de partenariats, de collaborations ou d’alliances etc. Quels sont les « meilleurs » réseaux selon la société étudiée ? En quoi la réponse à cette question dépend-elle des cadres dans lesquels les hommes interagissent ? Pourquoi les réseaux formés par les individus peuvent-ils être différents de ceux efficaces d’un point de vue social ? Pour ces questions - et bien d’autres - l’approche économique s’est révélée être très bien adaptée. Même si, de nos jours, la notion de « réseau social » tend à se résumer à Facebook ou Twitter, ce domaine de recherche académique est beaucoup plus large : il s’applique à n’importe quel cadre au sein duquel les humains interagissent et comptent les uns sur les autres. Ainsi, chaque fois que l’on cherche à comprendre les modalités des interactions humaines, il s’agit d’une problématique de « réseaux » - ce qui ouvre la voie à d’innombrables applications.

Quelles directions souhaitez-vous donner à vos futures recherches ?

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Récemment, je me suis intéressé au développement d’outils : nous n’avons pas de techniques adéquates pour analyser les réseaux sociaux d’une manière complète et pertinente, particulièrement en termes d’économétrie et de statistiques sur la façon dont les gens forment des relations. Notamment, je me concentre sur le fait de mesurer la formation des réseaux et sur l’implication de contextes différents.
Si l’on prend à titre d’exemple « l’homophilie », qui est la tendance d’interagir avec des personnes qui nous sont très similaires, ce phénomène est observé dans à peu près toutes les dimensions de notre vie. L’homophilie s’explique par différents facteurs, et a un nombre non négligeable de « coûts » associés : la polarisation, les inégalités, l’immobilité… et c’est pourquoi je travaille afin de mieux comprendre le caractère omniprésent et durable de ce phénomène.

Quelle est la raison de votre nouvelle visite à Paris ?
Je pense que les technologies ont fortement amélioré le fonctionnement du monde académique. Elles permettent un meilleur accès aux informations à travers le monde et une capacité accrue des chercheurs à collaborer malgré les distances. Néanmoins, les interactions sociales restent importantes sur le plan local et personnel, et c’est pourquoi je suis ici en ce moment. Paris est un pôle particulièrement vigoureux sur mes thématiques de recherche, notamment les réseaux. En termes de collaborations, je travaille avec Francis Bloch et Gabrielle Demange sur des projets centrés sur les réseaux. Je co-enseigne un cours avec Gabrielle et je donnerai aussi quelques conférences. C’est une bonne occasion de travailler avec une communauté scientifique assez grande dont un nombre de chercheurs sont spécialistes de son propre sujet de prédilection, et c’est toujours assez sain de changer d’environnement de temps en temps !
Propos recueillis par Ouiame Mitali
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Matthew O. Jackson est actuellement « William D. Eberle Professor of Economics » à l’université de Stanford, membre externe de l’Institut de Santa Fe, et senior fellow du CIFAR. Il a enseigné notamment à l’université de Northwestern et Caltech, après un doctorat à Stanford (1988). Ses travaux de recherches portent sur la théorie des jeux, la microéconomie théorique et sur les réseaux économiques et sociaux - thème sur lequel il a publié de nombreux articles académiques, ainsi qu’un livre « Social and Economic Networks ». Il donne par ailleurs des cours en ligne sur les réseaux et sur la théorie des jeux.


PARCOURS - Hélène Blake, de la recherche au Trésor

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C’est en classe prépa « BL » qu’Hélène découvre pour la première fois l’économie. Après deux années à l’ENSAE, elle décide d’approfondir ses connaissances et s’oriente vers le master APE de PSE. Yann Algan y est son directeur de mémoire, et devient son directeur de thèse quand elle décide de poursuivre l’aventure de la recherche à PSE. Familiarisée avec l’environnement de l’Ecole, séduite par sa dimension internationale, Hélène passe quatre années très enrichissantes qui aboutissent à une thèse sur la réforme des retraites. En cours de route, elle profite du programme doctoral européen pour passer un semestre à l’EUI de Florence. Elle travaille par ailleurs avec L. Behaghel, B. Crépon et M. Gurgand sur une évaluation randomisée des politiques de suivi des demandeurs d’emploi. Elle apprécie particulièrement cette ouverture, et la proximité avec les chercheurs travaillant dans le même domaine qu’elle. C’est d’ailleurs à PSE qu’elle rencontre deux de ses co-auteurs, eux aussi doctorants : Marc Sangnier et Clémentine Garrouste, aujourd’hui maîtres de conférence respectivement à l’Université d’Aix-Marseille et à l’Université Paris-Dauphine.
A l’issue de son doctorat, Hélène ressent le besoin de passer de la théorie à la pratique. Et quoi de mieux pour cela que de contribuer à l’élaboration des politiques publiques ? Elle rejoint donc en 2012 la Direction générale du Trésor, en tant qu’adjointe au chef de bureau Retraite et redistribution, et peut alors mesurer combien sa formation à PSE lui a permis de maîtriser son sujet. Certes, on ne peut tout apprendre à l’école, mais les compétences académiques acquises l’ont suffisamment armée pour évoluer et réussir au sein de la DG Trésor ; il y a six mois, Hélène a obtenu un nouveau contrat au sein du bureau Environnement et Agriculture. Là, elle évalue les politiques environnementales et agricoles de la France, le plus souvent à la demande des cabinets ministériels. Elle analyse leur pertinence économique et propose éventuellement des alternatives. Ce poste la satisfait pleinement mais à l’avenir, elle espère diversifier ses domaines de compétences, en dehors des ministères. S’il y a un conseil qu’Hélène voudrait donner aux étudiants de PSE, ce serait celui-ci : « Ne travaillez pas seuls et entourez-vous le mieux possible ! ».
Par Gaëlle Feneloux.
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Hélène Blake est actuellement adjointe au chef de bureau Environnement et agriculture (Direction générale du Trésor)


TRIBUNE - Christian Thimann - Changement climatique, entreprises et investisseurs : mieux informer des risques qui pèsent sur la stabilité financière

Membre associé à PSE, membre du Comité Exécutif du groupe AXA, vice-président de la Task Force on Climate-Related Financial Disclosure (1)

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L’accord de Paris de la COP 21 était en voie de finalisation quand le G20 et le Conseil de Stabilité financière (FSB) ont annoncé la création de la « Task Force on Climate-related Financial Disclosure » (TFCD). Ce groupe de travail présidé par Michael Bloomberg a pour mission de proposer au G20 et au FSB d’ici début 2017 un cadre cohérent permettant aux entreprises de présenter aux investisseurs leur stratégie face au risque climatique, leur plan d’action et leurs investissements en vue de la transition vers un monde décarboné. Cette plus grande transparence permettra aux acteurs financiers (fonds d’investissement et de pension, banques, assureurs, etc.) de prendre des décisions éclairées face au risque climatique.

Un accélérateur et un facilitateur au sein du G20

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Notre groupe de travail ne part pas d’une page blanche. Il existe déjà de nombreux dispositifs volontaires ou contraignants afin que les entreprises diffusent leurs informations « climatiques » du type empreinte carbone, mix énergétique ou investissements en R&D. L’OCDE recense ainsi près de 400 cadres et recommandations en vigueur dans le monde ! Plus de 15 pays du G20 disposent de cadres réglementaires, aux côtés desquels ont émergé des initiatives volontaires comme le Carbon Disclosure Project, la Global Reporting Initiative ou encore le Sustainable Accounting Standard Board. La première mission de la Task Force consiste donc à repérer les plus pertinents de ces dispositifs et à faciliter l’harmonisation des pratiques au sein du G20. Il lui revient également d’expliquer pourquoi de telles informations non-financières sont cruciales dans un processus d’investissement, de gestion des risques et potentiellement de régulation financière.

Des travaux en lien direct avec les questions économiques-clés
Les travaux de cette Task Force abordent des questions dont la science économique débat actuellement. Par exemple : où se situe l’optimum en matière d’informations à fournir aux investisseurs ? Une information trop complexe ou trop volumineuse accroît-elle le risque de volatilité sur les marchés ? Comment appréhender économiquement le concept des stranded assets alors que la valorisation de ces actifs bloqués est « menacée » par les réglementations en matière de protection de l’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique ?
Concernant l’économie du climat en particulier, nous nous posons d’autres questions : quel horizon de temps accorder aux entreprises et investisseurs pour apprécier leur stratégie de transition vers un monde décarboné ? Comment juger de la qualité de cette stratégie vu l’incertitude générale sur les options énergétiques et industrielles à favoriser ? Faut-il privilégier l’analyse de leur empreinte carbone actuelle ou leur dynamique de changement ? Les questions sont nombreuses et les deux phases de consultation publique qui se tiendront début avril 2016 puis au début de l’année 2017 sur nos propositions seront un moment d’échange privilégié avec le monde académique et économique.

Un souci d’équité et d’équilibre entre les membres du G20

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Au sein du G20, les situations économiques, financières et industrielles diffèrent : certaines économies reposent largement sur leurs banques quand d’autres dépendent d’acteurs qui opèrent sur les marchés actions et obligations ; certaines disposent d’un tissu industriel lui-même fortement incité à décarboner ses activités, d’autres sont dans des situations différentes, etc. Les recommandations de notre groupe, qui seront adressées au FSB et au G20, doivent tenir compte de cette diversité afin de respecter la compétitivité et la juste concurrence. Ce point de vigilance rappelle les négociations complexes qui ont précédé l’accord politique de Paris en novembre 2015. Aujourd’hui, les milieux industriels et financiers relèvent à leur tour le défi. En travaillant avec la « Task Force on Climate-related Financial Disclosure », ils confirment leur engagement à mettre en œuvre l’accord de Paris et à progresser vers un monde qui comprend et contrôle mieux le risque climatique.

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(1) Initiée par le G20 et le Conseil de Stabilité Financière, la « Task Force on Climate-related Financial Disclosure » réunit investisseurs, industriels et experts. Ils travaillent à harmoniser les informations transmises aux milieux financiers concernant les risques climatiques et la transition vers un monde décarboné.


FOCUS - Études et évaluations : géographie des projets

A PSE, les activités de recherche prennent appui sur des chaires et groupes thématiques, des research grants, des projets multi-partenaires, des « investissements d’avenir » ou encore des contrats d’expertise. Ces derniers entraînent chaque année la conduite de dizaines d’études et évaluations pour le compte d’entités très diverses ; pour partie réalisés dans le cadre de l’IPP, J-PAL Europe et/ou Hospinnomics, ces contrats représentent dans l’ensemble - sur les deux dernières années académiques - un volume financier de 6,8 millions d’euros. Les sujets investigués et les méthodes utilisées sont variés, et il en va de même pour les pays concernés : neuf projets sur dix s’intéressent à un pays spécifique (cf. carte), les 10% restants examinent des zones plus vastes - essentiellement l’Europe, mais également l’Afrique Sub-Saharienne voire le monde entier.

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MASTERS - APE et ETE ne font désormais plus qu’un !

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A sa création, PSE-Ecole d’économie de Paris labellisait deux programmes de masters généralistes développés par ses partenaires : Analyse et Politique Economiques (APE) sur le campus Jourdan, co-habilité par l’Ecole des Ponts, EHESS, ENS, ENSAE, Polytechnique, HEC et créé à la fin des années 80 (DELTA/APE) ; Economie Théorique et Empirique (ETE) localisé boulevard de l’hôpital (CES) et master de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, lié au magistère d’économie initié en 1985. Dès la rentrée suivante, le master thématique Politiques Publiques et Développement (PPD) venait compléter cette offre de formation.

Pour PSE et ses institutions fondatrices, il fallait fusionner ces deux formations généralistes en un seul cursus associant l’ensemble des établissements d’enseignements supérieurs ayant fondé PSE. Ce sera chose faite à la rentrée 2016/2017, et ce master recomposé, toujours dénommé APE, sera désormais co-habilité par l’EHESS, l’ENS, l’Ecole des Ponts ParisTech et l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Labellisé et porté par PSE, il offrira une formation généraliste à la recherche en économie théorique et appliquée. Près de 150 étudiants (M1 et M2) sont attendus dès la prochaine rentrée - dont plus d’un tiers issus d’universités étrangères, pour un programme très exigeant offert par plus de 80 enseignants-chercheurs de PSE. A l’issue du M2, en ligne avec les tendances observées jusqu’à présent, la moitié des diplômés devrait rejoindre directement le marché du travail, l’autre moitié poursuivant des études, majoritairement en doctorat.