Paris School of Economics - École d'Économie de Paris

La science économique au service de la société

Notes du G-MonD


Note n°18 - décembre 2016

Titre : « Income Hiding and Informal Redistribution : A Lab in the Field Experiment in Senegal »
Auteurs  : Marie Boltz, Karine Marazyan et Paola Villar
Résumé :

PNG - 45.6 ko

En Afrique et dans de nombreux pays en développement, une grande partie de la population a un accès limité aux marchés financiers. De ce fait, leur filet de sécurité en cas de chocs est largement dépendant de leurs réseaux familiaux et sociaux. Cependant, la pression à redistribuer qui en découle peut représenter de forts coûts cachés pour certains individus. Afin d’évaluer ces coûts, les auteures ont mené, dans le cadre d’une étude originale au Sénégal, une expérience de laboratoire contrôlée et randomisée (“lab-in-the-field experiment”). Un premier volet de cette étude a permis d’estimer que les participants étaient prêts à renoncer en moyenne à 14% du gain obtenu lors de l’expérience afin de ne pas révéler celui-ci publiquement aux autres participants, et ce dans le but d’éviter cette pression redistributive. Dans un second volet, les gains ont été alloués de manière aléatoire, de manière publique (remis devant l’ensemble des participants) ou privée. Ceci a permis d’identifier que la possibilité de conserver ses revenus cachés permet de réduire de 27 % la part des gains transférés à la famille pour les individus les plus sensibles à la pression à redistribuer. Cette somme est réallouée à des dépenses de santé ou des dépenses personnelles. Il s’agit du premier article académique identifiant à la fois le coût individuel de cette redistribution informelle et le reliant aux décisions d’allocation des ressources de la vie quotidienne via une expérience contrôlée.


Note n°17 - octobre 2016

Titre : « Wages, Taxes… and Prices : Global Migration and the Real Income of European »
Auteur  : Frédéric Docquier
Résumé :

PNG - 38.8 ko

L’intensification de la mobilité internationale des personnes suscite des débats animés dans les sphères politiques et académiques.
Contrairement à certaines perceptions largement répandues, la littérature académique a identifié des effets relativement faibles sur le marché du travail et sur les finances publiques. La plupart des études existantes négligent toutefois l’effet conjoint de la migration mondiale sur la taille des marchés, sur les décisions d’entrée et de sortie des firmes, et sur la diversité des biens produits. A travers la variété des biens, les changements de taille de marché induits par les migrations influencent l’indice des prix à la consommation et le revenu réel des consommateurs. Cette note suggère que ce mécanisme joue un rôle important dans l’analyse des conséquences économiques des migrations. En moyenne, les flux migratoires observés durant la décennie 2000-2010 ont conduit à une diminution de 1,4% de l’indice des prix à la consommation des pays de l’UE15. Bien que les effets salariaux et fiscaux soient non négligeables dans certains cas, l’effet de taille de marché est une source de variabilité plus importante entre les pays, et contribue généralement à augmenter le pouvoir d’achat des citoyens européens.


Note n°16 - juin 2016

Titre : « Can natural disasters have positive consequences ? Evidence from earthquakes in rural Indonesia » - « Les catastrophes naturelles peuvent-elles avoir des conséquences positives ? Le cas des tremblements de terre dans l’Indonésie rurale »
Auteurs : Jérémie Gignoux et Marta Menéndez
Résumé :

PNG - 43.8 ko

Cette étude a été réalisée à partir des données longitudinales provenant d’enquêtes ménages, ainsi que des mesures précises d’une série de tremblements de terre -nombreux, importants, mais pas dévastateurs- ayant eu lieu en Indonésie rurale depuis 1985. Nous trouvons que les individus présents dans les zones ayant subi les tremblements accusent des pertes économiques à court terme, les compensent à moyen terme, et présentent même des gains économiques à long terme. En effet, les stocks de biens de production, notamment dans les exploitations agricoles, sont reconstitués et les infrastructures publiques améliorées, apparemment en partie grâce à l’aide extérieure, ce qui permet de rétablir les niveaux de productivité antérieurs, puis de les dépasser. Ces résultats tendent à rejeter la présence de trappes de pauvreté, et révèlent les bénéfices potentiels à long terme d’interventions post-catastrophe bien conçues - dans un contexte où les catastrophes affectent principalement les actifs physiques.


Note n°15 - avril 2016

Titre : « Migration, knowledge diffusion and the dynamic comparative advantage of nations »
Auteurs : Dany Bahar et Hillel Rapoport
Résumé :

PNG - 44 ko

Le fait que la diffusion du savoir — au moins pour sa composante « tacite » — requiert des interactions humaines, implique que la diffusion internationale du savoir devrait être en partie déterminée par les migrations internationales. Le principal résultat de notre recherche est que la migration, et particulièrement la migration qualifiée, est un déterminant important et robuste de la diffusion technologique. Nous mesurons la diffusion du savoir par l’apparition de nouveaux produits dans les paniers d’exportations des pays et montrons que cette apparition (marge extensive) ainsi que le taux de croissance des exportations de certains produits (marge intensive) est affectée positivement par l’immigration de ou l’émigration vers des pays qui ont un avantage comparatif dans la production de ces produits. Les résultats sont robustes au fait de contrôler pour les changements dans la demande globale pour les produits en question, au fait d’exclure le commerce bilatéral potentiellement généré par des effets de réseaux, ainsi qu’au fait d’instrumenter les migrations par un modèle de gravité.


Note n°14 - mai 2015

Titre : « Using incomplete VAT rebates to promote exports : evidence from China during the global crisis »
Auteurs : Julien Gourdon, Laura Hering, Stéphanie Monjon et Sandra Poncet
Résumé :

PNG - 41.3 ko

En Chine, à l’inverse de la plupart des pays développés, la TVA n’est pas « neutre » : elle rend l’exportation d’un produit moins avantageuse que sa vente sur le marché national. Cependant, les fréquents et considérables changements des remboursements de TVA accordés aux exportateurs nourrissent de nombreuses accusations de la part de pays tiers – l’utilisation de cet instrument par les pouvoir publics favoriserait les exportations chinoises de manière déloyale. Dans cet article, les auteurs utilisent et analysent des données très fines, à l’échelle des villes et des produits exportés (HS6 level), sur la période 2003-2012, afin d’évaluer l’impact des modifications de ces niveaux de remboursement de TVA sur les performances des exportations chinoises. Ils concluent à un effet significatif de cette politique sur les exportations.


Note n°13 - mars 2015

Titre : « Tradable Refugee-admission Quotas and EU Asylum Policy »
Auteurs : Jesus Fernández-Huertas Moraga et Hillel Rapoport
Résumé :

PNG - 38.2 ko

Les différentes crises aux frontières de l’UE placent les institutions européennes en charge des réfugiés et demandeurs d’asile sous haute pression et poussent celles-ci à explorer différentes pistes de réforme.
Cette note soutient l’idée qu’un système de « quotas échangeables d’accueil de réfugiés » (« Tradable Refugee-Admission Quotas », ou TRAQs) permettrait de solutionner une partie des problèmes liés aux politiques actuelles. Le système proposé s’appuie sur des modèles bien connus en économie publique (les marchés de quotas échangeables) et sur des avancées récentes en « mechanism design » (pour la composante « matching »). Il en résulte des interventions qui promeuvent l’efficacité économique et l’équité dans le partage des responsabilités tout en tenant réellement compte des préférences des réfugiés en termes de pays de destination (et vice-versa).


Note n°12 - décembre 2014

Titre : « Does malaria control impact education ? Evidence from ’Roll Back Malaria’ in Africa »
Auteurs : Maria Kuecken, Josselin Thuilliez et Marie-Anne Valfort
Résumé :

PNG - 39.3 ko

Le paludisme en Afrique ne se contente pas de tuer. Il entrave également l’accumulation de capital humain en compromettant l’apprentissage des enfants à l’école.
Les auteurs de cette Note G-MonD se concentrent sur l’initiative « Faire reculer le Paludisme » (Roll Back Malaria) lancée à la fin des années 1990. Ils en analysent l’impact sur les performances scolaires des élèves de primaire dans 14 pays d’Afrique sub-saharienne. Cet impact est substantiel. Dans une situation idéale où un dollar supplémentaire par habitant serait dépensé par l’initiative chaque année de la vie d’un élève, le niveau scolaire atteint par cet élève augmenterait d’environ une année en moyenne. La probabilité pour cet élève d’accuser un retard dans sa scolarité en serait donc considérablement réduite.


Note n°11 - août 2014

Titre : « Tax revenues, development and the fiscal cost of trade liberalization (1792-2006) »
Auteurs : Julia Cagé, Lucie Gadenne
Résumé :

PNG - 42 ko

Cette Note résume des recherches récentes qui placent les évolutions des ressources fiscales des pays en développement dans une perspective historique. En utilisant une base de données originale couvrant les revenus fiscaux totaux et ceux issus du commerce pour 130 pays, entre 1792 et 2006, les auteurs comparent le « coût fiscal » de la libéralisation commerciale des pays en développement avec celui des pays développés - lorsque ces derniers étaient aux premiers stades de leur essor économique.
140 épisodes d’ouverture commerciale sont spécifiquement analysés : pour les pays en développement (depuis les années 1970) ces épisodes ont eu - en termes de baisse de ressources fiscales - un impact plus significatif et plus durable que ceux vécus par les actuels pays développés au cours du 19e et 20e siècles. Cette baisse des revenus fiscaux globaux dure plus de 10 ans dans la moitié des pays en développement étudiés ayant procédé à une ouverture plus grande de leur frontières aux échanges commerciaux.


Note n°10 - mai 2014

Titre : « Cash or information ? Changing parental behavioral for early child development in Nicaragua »
Auteur : Karen Macours
Résumé :

PNG - 37.5 ko

Dans de nombreux pays en développement, une part conséquente d’enfants en bas âge souffre d’un retard considérable des capacités cognitives. Cela peut fortement mettre à mal leur réussite dans la vie adulte, du fait notamment de l’inadéquation entre les investissements éducatifs (ou dans le capital humain en général) et le niveau de développement cognitif et social des enfants en question. Comprendre les causes de ces fragilités et identifier les leviers et interventions susceptibles de les prévenir ou de les corriger sont des priorités pour la recherche. De récentes expérimentations conduites au Nicaragua montrent, qu’au-delà des simples transferts sociaux monétaires, des politiques publiques visant à modifier les comportements des parents peuvent avoir des effets notables et durables.


Note n°9 - mars 2014

Titre : « Market positioning and competitiveness : evidence from the French luxury sector »
Auteur : Lionel Fontagné
Résumé :

PNG - 37.8 ko

A new class of wealthy consumers in emerging markets is snapping up luxury goods, and European luxury houses are taking full advantage of the boom. While tough competition from emerging countries is hitting many firms in high-wage countries, the luxury market shows how globalization can be a plus for premium products combining high prices with quality and tradition.
Drawing on an innovative approach to the analysis of trade statistics, the author shows how European luxury houses have benefited from a “first mover” advantage and offers some thoughts on what is needed for this to be maintained.


Note n°8 - janvier 2014

Titre : « Affirmative Action, Education and Gender : Evidence from India »
Auteur : Guilhem Cassan
Résumé :

PNG - 31.1 ko

Depuis son indépendance, l’Inde a mis en place différents programmes de discrimination positive - aussi appelés « programmes de réservations » en faveur de certaines castes. Ces programmes comprennent principalement la mise en place de quotas dans l’emploi public, dans les assemblées législatives et dans les institutions d’enseignement supérieur, ainsi qu’en une variété d’autres mesures devant faciliter l’intégration de castes auparavant discriminées.
Cependant, malgré leur ancienneté, ces programmes sont très contestés. Dans l’éducation en particulier, dans un contexte où la compétition pour l’accès à l’enseignement supérieur est intense, les politiques de discrimination positive sont souvent montrées du doigt. Pourtant, malgré ces débats, l’efficacité de ces politiques n’a été que très peu analysée. Dans cette étude, j’exploite un événement historique unique survenu dans les années 1970 afin d’évaluer l’effet de l’accès aux politiques de discrimination positive sur le niveau d’éducation. On peut ainsi constater que si l’accès à ces politiques a permis aux garçons d’augmenter leur durée d’études de près de 0.8 années, la scolarisation des filles ne semble pas avoir été affectée.


Note n°7 - novembre 2013

Titre : « Do infrastructure reforms reduce the effect of corruption ? Evidence from Latin America and the Caribbean »
Auteur : Liam Wren-Lewis
Résumé :

PNG - 35.9 ko

La corruption est un problème majeur qui peut réduire significativement la croissance et la productivité. Les services d’infrastructure et de réseaux (électricité, eau, télécommunications…) sont particulièrement vulnérables, l’intervention étatique y étant fréquente, et la concurrence limitée. Durant les dernières décennies, des réformes en profondeur ont été mises en place afin d’améliorer la gouvernance dans ces secteurs. L’auteur analyse ici l’impact de ces réformes sur la corruption, en analysant les données de 153 entreprises de fourniture d’électricité d’Amérique Latine et des Caraïbes entre 1995 et 2007.
Les résultats suggèrent que des institutions de régulation indépendantes, et dans une moindre mesure des privatisations, peuvent réduire significativement les effets négatifs de la corruption sur l’efficacité productive. En revanche, les bénéfices pour les consommateurs en termes de baisse des prix ou de meilleure qualité de services sont plus incertains.


Note n°6 - mai 2013

Titre : « Workfare programs and Private Sector wages : lessons from India »
Auteurs : Clément Imbert et John Papp
Résumé :

PNG - 34.6 ko

De nombreux pays en développement ont mis en place des programmes de workfare, c’est-à-dire des dispositifs d’aide sociale dans lesquels les récipiendaires doivent travailler sur des chantiers publics d’infrastructures.
Cette étude s’intéresse aux effets indirects de ces programmes sur le marché du travail. Elle est l’une des premières à montrer que ces effets non seulement existent mais sont quantitativement importants. Nous étudions la mise en place du plus grand programme de workfare aujourd’hui, le National Rural Employment Guarantee indien entre 2006 et 2008. Nous montrons qu’il a évincé une part de l’emploi dans le secteur privé et augmenté significativement les salaires des travailleurs non qualifiés. Nos estimations suggèrent que pour les ménages pauvres, les bénéfices indirects liés à l’augmentation des salaires du privé sont comparables en taille aux bénéfices directs, tirés de la participation au programme


Note n°5 - mars 2013

Titre : « Export upgrading and growth in China : the prerequisite of domestic embeddedness »
Auteurs : Sandra Poncet et Felipe Starosta de Waldemar
Résumé :

PNG - 43.8 ko

En Chine - comme dans de nombreux pays émergents - attirer des investissements directs étrangers est envisagé comme un levier efficace d’amélioration de la production industrielle et ainsi de la croissance économique. Cette étude décortique les liens entre structure de production et développement dans plus de 200 villes chinoises, de 1997 à 2009. Ses conclusions semblent infirmer ces attentes : sur une zone géographique donnée, la sophistication des produits (via celle des outils et process de production) n’est un déterminant robuste de sa croissance économique que si elle se rapporte aux activités des entreprises intégrées dans l’économie locale.
Autrement dit, cette étude invite à être sceptique sur les gains à espérer en terme de croissance d’une stratégie d’internationalisation basée sur des ZES (Zone Economique Spéciale) visant à attirer des entreprises étrangères opérant des activités d’assemblage, y compris celles de produits dits à haute valeur ajoutée.


Note n°4 - novembre 2012

Titre : « How regional agreements tend to restrain Southern countries’ exports »
Auteurs : Anne-Celia Disdier, Lionel Fontagné et Olivier Cadot
Résumé :

PNG - 44 ko

Ces dernières années ont été marquées par la signature de nombreux accords commerciaux, nombre d’entre eux incluant des dispositions relatives à des mesures non-tarifaires. Cette étude examine si les exigences techniques figurant dans les accords Nord-Sud ont un impact sur le commerce international. Plus précisément, les auteurs analysent dans quelle mesure l’harmonisation des obstacles techniques au commerce créent ou renforcent une structure d’échanges du type « centre-périphérie » potentiellement dommageable pour l’intégration des pays du Sud au sein de l’économie mondiale. Les résultats empiriques de l’étude confirment cette conjecture.


Note n°3 - septembre 2012

Titre : « The End of Bank Secrecy ? An evaluation of the G20 Tax Haven Crackdown »
Auteurs : Niels Johannesen, Gabriel Zucman
Résumé :

PNG - 44 ko

En avril 2009, les pays du G20 ont lancé ce qui est à ce jour la plus importante initiative coordonnée contre l’évasion fiscale en contraignant les paradis fiscaux à échanger certaines des informations bancaires dont ils disposent. Le G20 a célébré cette initiative comme marquant « la fin du secret bancaire ». Dans une nouvelle étude exploitant des données uniques sur le montant des dépôts dans les paradis fiscaux, Niels Johannesen et Gabriel Zucman soutiennent que l’action du G20 a jusqu’à présent largement échoué. Il y a autant d’argent dans les paradis fiscaux aujourd’hui qu’en 2009, et les fonds se déplacent vers les paradis fiscaux les moins coopératifs. Ces résultats suggèrent que les pays du G20 devraient militer en faveur d’un standard d’échange d’informations beaucoup plus contraignant qu’actuellement.


Note n°2 - juillet 2012

Titre : « Towards a unified global tax on carbon »
Auteurs : Antoine d’Autume, Katheline Schubert, Cees Withagen
Résumé :

PNG - 37.1 ko

Tout le monde s’accorde à dire que la lutte contre le dérèglement climatique est une priorité. Mais à ce jour, aucun consensus clair n’émerge quant aux actions essentielles à mettre en place pour ralentir la courbe d’émission des gaz à effet de serre, principaux responsables de ce dérèglement. Cette Note G-MonD n°2 défend l’idée qu’un des leviers les plus efficaces serait de créer une taxe globale harmonisée sur le carbone, en complément des taxes nationales existantes sur les produits fossiles qui visent des objectifs précis – telle la réduction d’une pollution locale. Les détails de cette proposition et de ces mécanismes sont présentés par Nicholas Bray, sur la base d’entretiens réalisés avec les chercheurs de l’Ecole d’économie de Paris et de l’Université d’Amsterdam ayant mené l’étude initiale.


Note n°1 - juin 2012

Titre : « Student loans. Measuring credit constraints in South Africa »
Auteurs : Marc Gurgand, Adrien Lorenceau, Thomas Melonio
Résumé : L’accès à l’enseignement supérieur est perçu comme une condition nécessaire pour tout pays souhaitant connaître une croissance soutenue basée sur l’innovation et le dynamisme technologique. Pourtant, la scolarisation à l’université demeure faible dans la majorité des pays en développement. L’Afrique du Sud est un « cas d’école » : pays émergent faisant face à un besoin croissant de travailleurs (mieux) formés, il voit son taux d’individus scolarisés à l’université – par classe d’âge – stagner à 15%. Cette Note du G-MonD présente une recherche mettant en évidence que la contrainte de crédit empêche de nombreux Sud-Africains d’accéder aux filières du supérieur. L’évaluation du programme Eduloan montre l’utilité de développer l’accès à des prêts couvrant les frais de scolarité : on cible ainsi les étudiants des classes moyennes et cela a un impact significatif sur la fréquentation de l’enseignement supérieur.