Paris School of Economics 5th anniversary


Le 21 décembre 2006, six établissements prestigieux d’enseignement supérieur et de recherche, l’Etat et la Région Ile-de-France, ainsi que des entreprises privées instituaient en Fondation de coopération scientifique “PSE-Ecole d’économie de Paris” (Paris School of Economics). Ce RTRA était lui-même issu du rassemblement progressif de plusieurs unités franciliennes de recherche en sciences économiques et sociales.
PSE célèbre cette année son 5e anniversaire : quel premier bilan peut-on dresser au regard des ambitions initiales ? Nous vous présentons ici un panorama en cinq points, qui peut être complété par le parcours de notre site Internet et le téléchargement de la lettre « spéciale 5 ans ».

Une communauté scientifique de premier plan


En 5 ans, la fondation PSE a su devenir la filiale commune d’excellence souhaitée par ses établissements fondateurs (CNRS, Ecole des Ponts ParisTech, EHESS, ENS, INRA et Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et ses autres partenaires. L’Ecole d’économie de Paris a maintenant atteint une dimension scientifique et institutionnelle lui permettant de mener une politique ambitieuse de fidélisation et de recrutement des meilleurs enseignants-chercheurs, à la pointe de leurs disciplines.
Les 120 économistes de PSE couvrent un éventail thématique et méthodologique unique, et ont acquis une reconnaissance particulière en théorie économique, en macroéconomie et finance internationale, en politiques publiques et développement, en commerce international, en travail et emploi ou encore en santé et histoire économique.

Une visibilité internationale acquise


Courant 2011, PSE a rejoint le top 20 des départements académiques d’économie et assimilés dans le monde, et figure au 4e rang des non-américains aux côtés d’Oxford, Barcelone et Toulouse (http://ideas.repec.org/top/top.econdept.html). Basés sur les publications scientifiques de leurs chercheurs et les indicateurs s’y rapportant, ces classements illustrent en grande partie leur rayonnement académique.
Cette visibilité internationale peut se mesurer grâce à de nombreux autres critères: la présence des chercheurs de l’Ecole d’économie de Paris dans les grandes instances françaises et mondiales de recherche ou de conseil en matière économique, leurs nombreuses collaborations avec des institutions publiques et privées, leur participation continue au débat public dans les médias ou encore l’organisation régulière de conférences et séminaires internationaux de premier plan.

Des enseignements exigeants formant les économistes de demain


Formations à et par la recherche, les trois masters labellisés PSE et le programme doctoral allient un encadrement et un environnement académiques de grande qualité à de fortes exigences scientifiques :
> 300 mastériens. Menés en partenariat avec divers établissements (dont les établissements fondateurs de PSE), les masters APE, ETE et PPD attirent chaque année un nombre croissant de candidats (+72% en 4 ans), notamment étrangers. A la rentrée 2011, un tiers des inscrits viennent d’établissements non-hexagonaux, et cette proportion devrait à terme atteindre un étudiant sur deux. La majorité des diplômés s’oriente ensuite vers un doctorat ; ceux qui se présentent directement sur le marché du travail intègrent des institutions nationales et internationales (Insee, Banque Mondiale, OCDE, Ministères…) ou des sociétés privées.
> 200 doctorants. Une quarantaine de thèses sont soutenues chaque année sur des thèmes très variés. La dispersion mondiale des docteurs, leur présence accrue sur le « job market » et les très fréquents prix de thèse (EEA, AFSE…) attestent de la qualité de ce programme doctoral et de son adéquation avec les attentes des entités privées et publiques en jeunes chercheurs.
> Les partenariats signés en 2011 avec Berkeley et New York University, et les accords d’échanges doctoraux conclus avec des dizaines d’universités européennes, viennent renforcer cette orientation internationale.

Des partenariats féconds avec une multitude d’acteurs publics et privés


Les liens entre PSE-Ecole d’économie de Paris et ses six établissements fondateurs sont très étroits : ils apportent en effet les principaux effectifs d’enseignant-chercheurs et la structure administrative des programmes d’enseignement. L’Etat d’un côté, et des entreprises privées de l’autre – l’AFPSE, AXA et Exane, rejoints depuis par Boussard & Gavaudan – ont contribué à la dotation, dont le rendement finance une partie des activités de PSE. La Région Ile-de-France a pour sa part financé la future opération immobilière jointe avec l’Ecole Normale Supérieure, ainsi que des bourses doctorales et des invitations de chercheurs étrangers à travers le programme DIMeco.
Outre ces relations presqu’organiques, PSE- Ecole d’économie de Paris a développé deux types de partenariat visant à répondre à la demande des décideurs publics et privés en matière de savoir économique :
> D’une part, des partenariats de recherche qui se traduisent par la constitution de Chaires ou groupes thématiques financés par des entreprises ou institutions intéressées par des domaines spécifiques. Trois Chaires ont été créées depuis 2007 : Développement Durable (Ministère de l’écologie, développement durable, transport et logement), Macroéconomie internationale (Banque de France) et Economie de la Transparence et de l’Intégrité. Quatre groupes ont été développés depuis 2007, dont le G-MonD qui vise à approfondir l’analyse de la mondialisation et du développement et rassemble à ce jour 4 partenaires-financeurs (AFD, Air France, Comité Colbert, Compagnie des Ecrehous).
> D’autre part, des collaborations dites d’expertise prennent la forme de contrats ponctuels : une soixantaine a été réalisée à ce jour pour un total de 6,3 millions d’Euros, en lien avec de nombreuses entités (ACOSS, DJEPVA, Europlace, Mars, Nations Unies, Veolia, Ville de Paris...)

Une approche plurielle de la discipline économique


Contribuer à la diffusion d’une culture économique originale et féconde est un des objectifs principaux de PSE:
> En amont, la fondation cultive une pluralité d’approches de la discipline, qui comprend ses composantes les plus classiques, mais aussi leur critique, l’exploration de paradigmes alternatifs et des frontières avec les autres sciences sociales. Cette ambition s’illustre dans l’obtention du label « Laboratoire d’excellence » et des financements associés pour le programme OSE-Ouvrir la Science Economique, porté par PSE en lien avec de nombreux partenaires*. Un autre projet présenté par la fondation sur le volet « Equipement d’excellence » a également été lauréat : D-FIH, Données FInancières Historiques.
> En aval, PSE anime des ateliers d’échange avec ses partenaires, des formations destinées aux professionnels – praticiens, agents de ministères, professeurs de SES, journalistes…– et développe des instruments d’aide à l’élaboration et l’évaluation des Politiques Publiques, comme dans le futur Institut des Politiques Publiques.
> Par ailleurs, depuis 2007, une collaboration scientifique régulière a été établie avec l’AFD, le CEPREMAP, l’INED, l’IRD, le Réseau Quetelet et également le J-PAL dont l’antenne européenne est hébergée à PSE.
* Deux UMR (le CES et PjSE) ; l’unité « démographique économique » de l’INED ; trois centres indépendants : le CEPII, le Cepremap et le J-PAL Europe

« Bien sûr, 5 ans c’est très jeune… »


« …et l’ascension de PSE ne fait que commencer. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour rejoindre le peloton de tête. Il reste un effort considérable à accomplir pour faire communiquer la recherche en science économique, la politique et les pratiques économiques. Il reste surtout des champs immenses à ouvrir ou à ré-ouvrir à la réflexion économique en liaison avec les autres disciplines des sciences sociales. PSE est désormais bien armée pour relever tous ces défis […] : les programmes à l’œuvre et l’ambition de l’équipe PSE-Ecole d’économie de Paris, plus grande aujourd’hui qu’au premier jour, seront ses guides pour les années à venir »
François Bourguignon, Directeur de PSE-Ecole d’économie de Paris